La Chine, Le Canada, ...

  Nous avons passés la journée de mardi à nous balader dans les ruelles de la ville.

 

  Après avoir savouré l'un des petits déjeuners traditionnels du pays (flocons d'avoine en bouillie) nous nous

sommes préparées pour aller visiter Amsterdam.

J'ai omis de préciser que Floriane habite à Diemen un petit bourg proche d'Amsterdam, à environ trente minutes en vélo du centre ville à environ vingt minutes en train mais à une heure trente à pied !

Nous avons pris le train puis arrivées au centre ville, nous avons entamé notre promenade.

 

  Nous étions accueillies par le soleil, parfois illuminant et éblouissant mais il semblerait qu'il ait appuyé par erreur sur le bouton de la climatisation froide au lieu de celui du radiateur réchauffant, il n'a ainsi pas pu réchauffer la ville.

Nous ne lui en avons pas tenu rigueur parce qu'il a tout de même été présent toute la journée et qu'il nous épaulait de ses doux rayons lorsque le vent (déclenché par inadvertence par le soleil lorsqu'il se trompa de bouton) soufflait trop abondamment pour nos pauvres petits corps d'humains.

 

  Nous avons commencé par visité le quartier de Jordaan, fait de multiples ruelles toutes plus petites et plus fleuries les unes des autres.

 

  Nous sommes arrivées dans le quartier rouge avec de somptueuses femmes habillées de sous vétements de charme, travaillant derrière ces vitrines et ressemblant ainsi à de tristes objets d'attraction, un peu comme les poissons que l'on regarde à travers la vitre de l'aquarium , que l'on trouve beaux puis que l'on sélctionne pour enfin les dévorer.

 

  La nature est désacralisée, nos sociétés ont un problème d'identité et tentent de satisfaire leurs pulsions destructrices à travers des actes plus immoraux et dénaturés, deshumanisant même, le tout sous des dictons de liberté, de réussite, d'accomplissement.

Ces sensations fortes recherchées sont un mensonge cachant le mal être de certains occidentaux qui perdent leur attachement à la terre, à la Vie.

Tout est consommé en excès : sexe, drogue, nourriture, alcool... Il n'y a plus de plaisir, seulement de l'assouvissement de pulsions qui donnent une sorte de motivation à la vie, une raison d'être pour toutes ces âmes perdues.

Elles croient ainsi affirmer leur existence mais ne font que se détruire à petit feu.

 

  Voilà les méfaits de la perte de sacré, qu'y-a-t-il encore de sacré dans le monde Occidental ? L'argent, le profit.

Les quelques dirigeants du monde le globalisent pour faciliter les échanges économiques mais ne s'attendaient probablement pas à ce que les citoyens du monde en profitent pour accroître leurs échanges verbaux, amicaux et puissent alors créer des résistences.

Le nihilisme occidental a fait son temps, redonnons-nous une chance d'harmoniser nos rapports.

 

 

  Le soleil revient éclairer l'horizon. En effet, depuis ce matin, celui-ci n'avait pas voulu montrer le bout de son nez certainement intimidé par l'interminable pluie qui grisonnait tout sur son passage.

 

  Je peux donc continuer , grâce au soleil et à ses ondes positives, ma narration avec moins d'idées sombres en tête.

 

  Nous avons parcouru le quartier rouge puis sommes passées devant les universités de Floriane (car comme pour l'Inalco et bien d'autres facultés parisiennes, les cours sont répartis un peu partout dans la ville).

Nous avons fait les boutiques en honorables demoiselles qui se respectent !

Nous avons dégusté le fameux sandwich aux harengs frais, un petit pain brioché dans lequel siègent quelques tranches de gros cornichons, quelques morceaux d'oignon et une grosse tranche de hareng cru. C'était bon, mais malheureusement trop écoeurant pour mon petit estomac végétarien.

 

  Nous nous sommes donc promenées toute la journée, jusqu'à environ 19h30, ce qui fait tout de même une sacrée marche (oui oui, sacrée !) qui nous fît un bien fou.

Nous nous sommes arrêtées dans un café étudiant pour déguster un thé ceylan et une bière pour Flo. Nous en avons par ailleurs profité pour aller aux toilettes gratuitement, chose extrêmement rare ici, même les sauces pour assaisoner un sandwich sont payantes (même au mcdo !).

 

Nous avons marché encore vingt minutes jusqu'à l'arrêt du tramway. Il y avait des arrêts plus proches mais dans une autre zone, le billet aurait été plus cher, alors nous avons fait une économie et avons continué notre agréable visite, nocturne cette fois-ci.

  Nous sommes rentrées, avons diné de délicieux légumes frais agrémentés de tranches de pain aux graines toastées.

  Nous nous sommes couchées assez rapidement non pas par conviction mais bien parce que nos corps nous le réclamaient voire nous y obligeaient.

 

  Ce fut donc une excellente journée, pleine d'aventures, de découvertes, de partages d'émotions, d'avis (sur le quartier rouge principalement où nous avons longuement débattus, Flo considérant que ces femmes sont heureuses et volontaires pour ce travail, qu'elles s'y épanouissent qu'elles assument parfaitement leur choix et que nous n'avons pas jugé cela comme chose perverse ou impure, moi soutenant que la sexualité n'a de valeur que si elle est un moment de partage et d'amour, de respect mutuel, que ces femmes ne le font pas par désir, mais par contrainte, assumée ou non).

 

Le partage d'opinion, sans vouloir écraser l'autre par sa réalité, est la base de toute relation de respect amenant à l'amitié, loyale, sincère, aimante. Un précieux présent que Flo et moi partageons avec délectation.

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